© DJEMBÉ INITIÉ 2018

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"Pourquoi Initié ? Tout simplement parce que l'initiation nous est nécessaire à moins d'avoir la science infuse...
"Iniké" en malinké, qui a donné "Initié" en bambara, veut dire merci. Merci d'avoir pu découvrir à travers le djembé une belle culture qui m'a profondément transformé de l'intérieur". Jean-Claude Nardone

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une brève présentation de son parcours en djembé, un entretien avec Jean-Claude Nardone nous permet de comprendre que sa connaissance du djembé dans la culture mandingue est inscrite dans un parcours de vie, engageant tout l'être, en profondeur. L'expérience et les qualités de l'homme autant que celles du musicien font que ce qu'il donne et transmet est unique.

 

*

 

1986 : Rencontre de Mohammed Bangoura, ex soliste des Ballets Africains. Jean Claude intègre la troupe Koba en tant qu'apprenti djembé-fola. Apprentissage du montage des tambours. Voyage au Burkina Faso : apprentissage au sein du Ballet National Kouledafrou.

 

1987 : Voyage au Burkina Faso : apprentissage auprès du djembé-fola Bra Djembé, batteur traditionnel (baptêmes, mariage)

 

1989 : 15 artistes guinéens du Ballet Koteba se joignent à la troupe Koba de Mohammed Bangoura, à Bordeaux

 

1991 : Création du groupe Bafila avec Martinos N'Diaye, Mama Adama, Ousmane Galo

 

1992 : Voyage en Guinée : apprentissage auprès de Sény Touré, accompagnateur des Ballets Africains 1994 : Voyage en Guinée : apprentissage auprès des Percussions de Guinée Junior

 

A partir de 1994 : Stages auprès de Mamady Keïta et de Famoudou Konaté

 

A partir de 1996 : Organisation de cours au centre d'animation des Amandiers (Paris XX).

 

1998 : Création avec Mohammed Bangoura du groupe Bagadi, fusion d'artistes africains et français. Voyage en Haute-Guinée : apprentissage auprès de Mansa Camio des rythmes traditionnels malinkés.

 

1999 : Poursuite de sa formation auprès de Mansa Camio, en Guinée 2000 à 2002 : Organisation de la venue en France de la troupe de Mansa Camio (concerts et stages)

 

2000 à 2004 : Ouverture d'une boutique.

 

2002 : Poursuite de sa formation auprès de Mansa Camio. Voyage au Mali : apprentissage auprès de maîtres de Ballet.

 

2002-2015 : Cours au Centre d'Animation de la Mairie de Paris La Chapelle.

Cours au studio SMOM.

Animations de nombreux événements (voir page Événements et Animations)

Concerts ateliers-spectacle (musique et danse) à La Cigale (Paris) et au théâtre de Saint-Ouen.

Conte musical "L'arbre qui parle" avec Maria Gonçalves de Barros, nombreuses représentations dans différentes écoles.

Concerts lors de festivals en France et en Italie, sur la péniche Le Déclic à Paris et dans de nombreux cafés du 11e arrondissement, dont le Kaba Café.

Et toujours nombreux voyages en Afrique, spécialement à Baro en Guinée, pour continuer à étudier la culture malinké.

 

 

Jean-Claude, comment es-tu venu au djembé ?

 

J'étais à Toulouse, rue des Blanchers. C'était en 1980. J'habitais dans cette petite rue le long de la Garonne juste à côté d'un bar où on écoutait du super blues, le bar d'un Guinéen, un ancien athlète qui était un jour passé par Toulouse et n'en était plus reparti. Il m'avait raconté qu'il y avait chez lui un rythme au cours duquel les hommes dansent en s'exposant au fouet, tandis que les femmes tapent dans leur mains et voient qui est le plus résistant aux coups de fouet. C'est un rythme « pour les hommes forts », que lui n'avait pas le droit de danser car il était Keita, c'est-à-dire de famille royale. Puis un jour, près du Capitole, j'aperçois un tambour au fond d'une boutique. J'entre, je demande ce que c'est, on me dit que c'est un tambour de Haute-Volta -à l'époque, ce n'était pas le Burkina Faso. Je n'avais pas d'argent, j'ai dit merci et je suis parti. C'était la première fois de ma vie que je voyais un djembé.

 

Plusieurs fois par an je revenais à Soulac, je faisais des allers-retours avec Toulouse, mes aventures... Là-bas j'avais des congas à la maison, j'en jouais un peu avec un copain, mais juste comme ça, sans savoir. Puis un jour il m'a raconté qu'il avait vu jouer un Africain fantastique au Métropole à Bordeaux. C'était Mohammed Bangoura, qui venait de Guinée où il était soliste dans les Ballets africains. Il a pris mon pote et deux autres Blancs pour les former et monter un groupe. Un jour je suis allé écouter Mohammed. C'était la deuxième fois que je voyais un djembé, et la première fois que je l'entendais. Et je l'entendais joué par un grand maître. Au niveau de l'énergie et de la puissance, révélant la magie du tambour, c'était comme si tu assistais à une démonstration d'arts martiaux par Bruce Lee. Ce jour-là, j'ai dit voilà, c'est ce que je cherchais dans ma vie. J'avais cherché ma voie dans diverses communautés (hippies, macrobiotiques, chrétiennes...), mais quand j'ai vu le djembé j'ai dit : tout ce que j'ai fait avant va aller dans le djembé.

 

Ensuite j'allais l'écouter jouer partout. Puis j'ai travaillé pour un peintre en bâtiment pendant un mois et demi, et avec l'argent gagné je suis parti au Burkina Faso, je suis resté cinq mois là-bas. Le jour même où je suis arrivé, alors que je ne connaissais personne, n'avais aucune adresse ni aucun plan, je me suis retrouvé par un concours de circonstances dans la cour du Ballet national, le Kouledafrou ("La Porte blanche"). J'ai dit que je voulais apprendre le djembé, le maître, Sirifé Sanou Drissa, m'a dit : installe ton sac. J'ai partagé une chambre avec un Africain qui s'appelait Sékou, le réparateur de djembés. Tous les soirs dans la cour, il y avait répétition du Ballet, ou même parfois d'autres ballets en visite. Puis on a fait une tournée dans tout le pays, en taxi-brousse. Puis je suis parti travailler avec un ancien soliste du Ballet, Brah Djembé, grand djembéfola de fêtes traditionnelles (baptêmes, mariages) et de fêtes pour jeunes filles (Mendiani etc), qui travaillait pour les cérémonies de rue. C'était en 1986. L'année suivante je suis revenu au Burkina Faso, puis les années d'après, en Guinée. Puis Mohammed m'a pris dans son équipe, à Bordeaux.

 

Puis je suis arrivé à Paris, où j'ai dû reprendre l'apprentissage, tout en travaillant sur les chantiers, puis petit à petit, au cours des années, j'ai commencé à pouvoir prendre des contrats tout seul. Grâce à ma rencontre avec Mansa Camio, chef batteur et féticheur à Baro, un endroit spirituel très connu au nord de la Guinée, j'ai pu acquérir assez de bagage pour finalement en vivre. Parce que ce n'est pas que la musique. Il faut connaître la culture qui l'accompagne, le sens des rites etc. La famille de Mansa Camio est gardienne de la forêt sacrée depuis des générations. J'ai donné des cours au centre des Amandiers pendant neuf ans, et j'ai pu faire venir la troupe de Mansa Camio à Paris.

 

Comment est fait le djembé ?

 

Il y a des arbres qui sont habités par des génies, des esprits, donc normalement dans la tradition, le forgeron va voir l'arbre habité – le principal arbre pour le djembé, c'est le linké – et il lui demande l'autorisation de le couper pour faire un djembé. Le deuxième bois, c'est le dialla, puis il y a les bois de remplacement, les bois du balafon qu'ils appellent beng en Guinée, et puis d'autres, l'iroko, cousin du linké, qui lui pousse en végétation de jungle, plus humide... il y a d'autres bois aussi, le dougoura... mais le premier bois traditionnel pour le djembé c'est le linké, puis le diala. Donc dans la tradition quand le forgeron veut faire un djembé, il prend son herminette, sa hachette et il la lance dans l'arbre. Elle se plante dans l'arbre, et il dit à l'arbre « demain si la hache est tombée, je n'insiste pas, je te laisse. Mais si la hache est restée plantée dans l'arbre, ça veut dire que tu m'autorises à te couper pour faire le djembé.

 

C'est le forgeron qui fait les djembés ?

 

Oui, parce que c'est lui qui a le pouvoir de demander aux arbres. C'est lui le djembefola.

 

Normalement le forgeron travaille le fer !

 

Oui mais en Afrique il travaille le bois aussi. Il connaît beaucoup de médicaments, c'est son rôle. Le lendemain, si la hache est restée plantée, le forgeron vient avec son équipe, et ils jouent pour remercier l'arbre et encourager l'esprit à quitter l'arbre. Ils lui chantent son chant, ils le bénissent, ils lui disent des mots agréables, chaleureux, des mots de remerciement et de gratitude... Puis ils lui font le sacrifice, et ensuite ils peuvent le couper.

 

... le sacrifice ?

 

C'est-à-dire ils lui offrent un poulet blanc, ou un coq rouge, ou même un mouton...

 

... qu'ils sacrifient devant l'arbre

 

Oui, au village, cela se fait encore, mais cela devient très rare. C'est une tradition partout en Afrique de l'ouest, dans le pays des Mandingues, d'où vient le djembé. Une fois que le bois a été coupé dans les règles, le bois du djembé ne va pas se fendre. Quand il joue, il ne risque rien des autres féticheurs. Parce que dans le milieu des djembéfolas, il y a un combat des féticheurs. Une rivalité entre batteurs. Ils ont des secrets pour exploser ton djembé ou ta peau pendant que tu joues, soit te faire une tendinite ou un panaris, du mal, quoi. Mais si l'arbre a été sacrifié comme il se doit, tu ne risques rien. Parce que l'esprit qui habite dans le linké est très fort, très très fort. Aucun féticheur ne peut exploser le linké. Dans la tradition le djembéfola joue soit le linké soit le dialla, qui est sacré aussi. Par exemple Mamady Keita frappe le linké, mais j'ai entendu dire que son maître tapait le dialla.

 

Et toi, tu joues quel bois ?

 

Ah moi depuis qu'on m'a présenté le linké, j'adore le linké. J'aime aussi beaucoup le bois de balafon, c'est très très bon. Le linké c'est pour la Haute-Guinée, l'endroit des Malinkés. Mais si tu vas à Conakry, où les cultures sont mélangées – Sousous, Malinkés, Peuls..., eux c'est le bois de balafon, le beng, eux ils raffolent de ce bois. Les forgerons dans le beng font tous les mortiers, les manches de charrue... c'est un bois très très solide, et qui porte chance. Il y a des gens qui portent un petit éclat de beng en collier, ça porte chance. Et si tu as un tambour en bois de balafon, le matin, tu le frappes juste un petit coup comme ça, et ça te donne chance pour la journée.

 

Tes 40 djembés sont en quel bois ?

 

J'ai de tout. Linké, diala, beng... J'en ai un en dougoura. Les djembéfolas maliens raffolent du dougoura, leur bois préféré après le linké bien sûr. Mais ils disent qu'arrivé à une certaine heure de la nuit, il faut arriver de battre, sinon il se passe des choses... c'est très fort. Il y a aussi l'iroko, le cousin du linké qui ne pousse pas en savane brûlante mais en forêt humide, tropicale, donc en Côte d'Ivoire... Au Sénégal il y a le teck.

 

Pour quelles raisons te déchausses-tu avant de travailler au djembé ?

 

C'est un respect. Mais par exemple si en concert je me rends compte au dernier moment que le djembé n'est pas assez tiré, ou bien pendant un cours, comme je n'ai pas le temps de me déchausser, je demande pardon au djembé. Le djembé il ne faut pas l'enjamber non plus, c'est un manque de respect. Et si tu as eu un rapport sexuel, tu touches pas au djembé. Avant tu vas te laver, complètement. Tu montres au djembé que tu le respectes. 

J'ai vu dans un reportage un Chinois qui fait des guimbardes expliquer que l'esprit de l'artisan va dans la matière. Ça, pour un Occidental... c'est du chinois ! Incroyable, incompréhensible ! En Afrique j'ai interrogé Mansa Camio, je lui ai demandé comment le forgeron peut mettre son esprit dans le bois, dans le djembé. Il m'a répondu : « C'est pour ça qu'on l'appelle l'instrument des génies ». Ça nous dépasse. Mais il y a aussi le côté artisanal. En tout cas par exemple quand Mansa Camio monte un djembé, ça sonne très très bien. Quand les autres joueurs du village, qui sont bons aussi, montent des djembés, ça ne sonne pas pareil. Ces gars viennent le voir, lui disent : « Camio, comment tu fais pour que ça sonne comme ça ? » Il répond : « Moi j'applique plein de petits détails. Je fais ceci, cela, cela... » Plein de petits détails : c'est le côté artisanal.

 

Tu aimerais connaître l'arbre d'où est tiré un djembé ?

 

Oui, même si j'ai des scrupules, je l'ai dit à Mansa Camio, qui est un forgeron et chef de village : mon rêve ce serait de prendre l'arbre, lui demander l'autorisation et faire tout comme il faut, puis de l'arbre, sortir le doundoun, le sangban, le quincédéni, et deux-trois djembés.

 

À quoi sert le djembé là-bas ?

 

Autrefois, avant l'islam, le djembé accompagnait le féticheur. Par exemple si une vache a été volée dans le village, ils rassemblent tout le village, le féticheur fait ses incantations, regarde le sable... et son support pour faire sa divination, c'est le djembé. Le djembé joue et appelle les génies. Ça c'était dans les temps anciens, mais depuis que l'islam est venu le djembé s'est popularisé, maintenant il accompagne toutes les fêtes, mariages, fêtes de naissances, amusements pour les jeunes filles, passage à l'âge adulte, circoncision, fêtes pour les jeunes filles avant qu'elles soient mariées, puis quand elles sont mariées, puis pour les femmes mûres... tout, tout, tout est ponctué par le djembé. Tu ne vois pas une seule cérémonie, un seul événement, où il n'y ait pas le djembé.

 

Comment ça se passe avec l'islam ?

 

Pour les musulmans, il n'y a que Dieu seul, on ne doit pas honorer les génies. Mais comme ils sont venus dans un continent animiste, ils sont bien obligés de mettre un peu d'eau dans leur vin, ou disons dans leur thé. Par exemple l'imam. Il est croyant, il est sincère et tout. Il a un enfant, est-ce que tu crois qu'il peut faire la cérémonie pour sa naissance sans djembé ? Impossible. Sinon les gens vont dire, c'est pas une cérémonie ça. Donc forcément, même l'imam va faire venir le djembé dans sa cour. Il marie son fils, automatiquement le djembé va venir jouer.

 

Le djembé a un langage ?

 

La vie c'est quoi ? D'abord, il faut manger. Pour la nourriture, il faut des gens qui cultivent, et pour aider les gens qui cultivent, il faut des musiciens qui viennent les accompagner dans leur travail. Quand les agriculteurs sont penchés sur la terre à peiner pour la remuer, le djembé leur parle : bidi-na-na, « courbe-toi », ce n'est pas le moment de se relever pour souffler ! Puis il leur dit, « bon, les gars faut se dépêcher un peu, là » : bidi-na-na-bidi... Puis il les encourage, il leur dit « bientôt c'est fini, vous allez pouvoir relever vos reins fatigués » : bidi-badaban-badaban... puis bidi bidi bidi... balado-kini-badaban : « le riz du travail est prêt », « le riz est fini » lakoudou-lakoudou-ba, « les boulettes de poisson » (qui sont délicieuses, quand tu manges ça tu manges même tes doigts avec, tellement c'est bon). Le djembé les accompagne ainsi pendant tout le travail. Il peut leur dire aussi « t'es un homme fort ». Cela pour labourer le champ, et aussi pendant la récolte.

 

Les forces vives du pays, c'est les 35-40, les baratis, ceux qui dansent sur la place du Bara, un gros arbre central. Ils sont responsables du beurre de karité, des arbres comme le linké, les arbres sacrés... À treize-quatorze ans, quand ils doivent commencer à constituer un cheptel, ils vont voir un vieux qui a un grand champ et lui disent on va défricher une partie de ton champ, on va te l'agrandir. La tradition veut que le vieux entre dans une grande colère, les insulte et les chasse. Un jour les petits le font quand même, à son insu, ils lui augmentent son champ. Là le vieux doit entrer dans une énorme colère : scandale ! Les voyous ! Les vauriens ! Il les incendie complètement, mais il est bien content. Puis selon son prestige, il offre une bête.

 

Chaque fois que le djembé joue, il dit quelque chose. L'oreille initiée l'entend. La première fois que ça m'est arrivé, j'étais à Bordeaux, en train de monter un djembé en écoutant la K7 de Mamady Keita – à l'époque je n'avais quasiment que celle-là et je l'avais déjà entendue des milliers de fois – et tout d'un coup j'entends : « aïti ouliba ». J'entends le djembé dire « aïti ouliba » - mais comme je te parle ! Net ! C'était la première fois que j'étais confronté à cette chose étonnante et mystérieuse. Une autre dimension d'écoute. Je me suis dit c'est incroyable, ça ! J'ai repassé le morceau, je ne l'ai plus jamais réentendu.

 

Ça veut dire quoi, « aïti ouliba » ?

 

« Levez-vous ». Une autre fois c'était à Baro en Guinée, chez Mansa Camio. Sa grande sœur était arrivée de Côte d'Ivoire, toutes les femmes sont venues la saluer, il y a eu une grosse cérémonie. Et d'un coup dans le djembé j'entends : « Mamadou Kamara ». C'est le vrai nom de Mansa Camio. Je l'entends, net. Je commence à me dire « voilà que j'entends des voix maintenant ! » À la fin je vais le voir, je lui dis : « Il m'a semblé entendre votre nom, tout à l'heure... » Il me dit « bien sûr ! » Bien sûr. Sinon ce n'est pas la peine de jouer au djembé, pour eux. Le Blanc joue le djembé pour faire des phrases (musicales). Mais les Africains non, ils disent des mots. Et s'ils veulent faire des phrases, ils font des phrases aussi bien sûr.

 

Comment arrivent-ils à faire des mots ?

 

Si je le savais ! C'est un mystère. Par exemple un de mes amis un jour, au Burkina Faso, était dans la cour à côté d'un batteur, qui voit son frère passer en vélo. Il joue, son frère lui répond avec sa voix : « je m'en vais en ville ». Le djembé lui avait demandé : « où tu vas ? »

 

Cela servait peut-être à ça aussi, à l'origine, communiquer à longue distance ?

 

En fait communiquer à longue distance n'est pas le fort du djembé. On peut l'entendre à 8-10 kilomètres à peu près, selon les vents. Sinon en Afrique c'est le gros tambour qui donne les messages : tu tapes le message avec les baguettes, quinze kilomètres après l'autre l'entend et le transmet... en une heure le tambour porte le message jusqu'à 400 kilomètres.

Cela dit, même les initiés ne comprennent pas tous les mots du djembé.

 

 

À lire également : une très intéressante interview de Jean-Claude sur le site de la journaliste Marie Deroubaix